Topo-guide : le Karasjokka

Le Karasjokka coule 150 km durant au coeur du Finmark, la région à l’extrême Nord de la Norvège, avant de se jeter dans la Tanaelva. Il s’agit d’une rivière extrêmement isolée (dépôt en hydravion) au coeur de la toundra norvégienne.

Descriptif général

Période de navigation : Fenêtre assez étroite juin/juillet/début août

Débit : Navigation effectuée fin août

Forme de la rivière : Lacs séparés par des sections de rivière très calme pendant la première moitié de la navigation. Succession de rapides ensuite.

Durée de la navigation : 120 km réalisés en 9 jours sans se presser. Possibilité de poursuivre sur la Tanaelva jusqu’à l’océan arctique.

Type d’embarcation : canoë gonflable

Intérêts

– Isolement

– Pêche très fructueuse

– Paysages de toundra

Dangers

L’isolement est important sur la première partie de la rivière (pas de réseau de téléphone portable), donc tout incident peut prendre des proportions importantes. La seconde partie de la rivière est probablement plus fréquentée jusqu’en juillet par les pêcheurs de saumon.

Plusieurs rapides nécessitant repérage. Deux portages à ne pas manquer sous peine de passer un mauvais moment.

Les conditions météo peuvent devenir très mauvaises même en plein été. Nécessité d’être bien équipé.

Difficultés

Le bouleau, seule espèce d’arbre présente sur le début du parcours, ne permet pas de faire des feux conséquents. Difficultés à se réchauffer quand la météo st fraiche. Nécessité de garder ses affaires sèches.

Moustiques pouvant être insupportables aux mois de juin et juillet.

Logistique

Le parcours se trouve sur les cartes au 1/50 000 norvégiennes, n°10166 et 10171 en vente au supermarché Koop de Karasjok.

Désinfection obligatoire des bateaux et du matériel de pêche avant le départ. A effectuer à la station service statoil de Karasjok.

Un seul pilote d’hydravion bénéficiait en 2014 dans la région de la licence idoine pour effectuer le vol : http://www.bueng.biz/ Il décolle d’un lac à 60 km au Nord de Karasjok en direction de Kautokeino. Il peut ramener le véhicule à Karasjok, fin de la navigation. Amerrissage et début de la navigation possibles sur le lac de Buolza javri ou plus en aval sur le lac de Vuottasluopal.

Aucun ravitaillement possible tout au long du parcours (quelques cabanes de vacance néanmoins à la fin).

Pêche autorisée aux étrangers uniquement en amont de Suorpmogorzi, chute où l’essentiel de la migration des saumons s’arrête. Il y a des contrôles et les amendes sont importantes (confiscation du matériel de pêche et de navigation notamment).

Il faut s’acquitter d’un permis de pêche national : http://fiskeravgift.miljodirektoratet.no/

et d’un permis de pêche local : https://www.natureit.no/en/fishing/now?language=en

Niveau de difficulté

Classe I passages 2 jusqu’à Suorpmogorzi

Classe II passages 3 ensuite

Parcours détaillé

Immédiatement à l’aval de Vuottasluopal, passage difficile : petites chutes et gros blocs. Passage à la cordelle recommandé selon le niveau d’eau.

Au niveau de Laillagorzi, deux passages dans de courts canyons obligent à un repérage.

A Suorpmogorzi, portage en rive droite pour éviter la chute. Fin de la partie où les étrangers peuvent pêcher.

5 km après Suorpmogorzi, nouveau portage. A l’approche d’un canyon, sortir de l’eau. Portage de 1 km. Un chariot est en général laissé sur place pour faciliter la manutention.

Buksaluhccenguoika, littéralement, le rapide de « chie dans son froc ». Un virage marqué empêche de voir au-delà. Pas de difficulté particulière mais repérage envisageable. Suite de beaux rapides sur quelques kilomètres. Un drossage assez marqué.

Beaivvasgiedi : une cabane est mise à la disposition des pêcheurs/chasseurs.

Lasesguoika : rapide à repérer. Plusieurs rapides jusqu’à Stuorragorzi.

2 km Stuorragorzi, petite chute a repérer. Portage peut être nécessaire.

La rivière se calme ensuite jusqu’à Karasjok.

Aurélien Rateau

Décembre 2014

Voir aussi

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